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A la rencontre de Benoît Gaudicheau, consultant en recrutement

Il y a quelques semaines, Benoît Gaudicheau rejoignait les équipes d’Abaka à Vannes en qualité de consultant en recrutement. Découvrez, à travers cette interview, le parcours qui l’a mené jusqu’ici ainsi que son approche du métier.

Découvrez le parcours de Benoît et sa vision du conseil en recrutement

Benoit Gaudicheau Abaka

Peux-tu te présenter ?

Diplômé en 1997 de l’ESCE (Ecole Supérieure du Commerce Extérieur – Paris), ma première expérience du métier de recruteur remonte à 1999 au sein d’une petite ESN. En 2000, j’ai décidé de m’associer à un ami pour créer une entreprise et ainsi monter notre cabinet de recrutement. C’était une époque où tous les jours naissait un nouveau site Web de recrutement (emailjob.com, recrut.com…), et aussi les réseaux sociaux – Viadeo s’appelait alors Viaduc – et nous étions parmi les premiers à rejoindre ce réseau et à utiliser ces outils ! Nous étions alors en plein boom de ce qui s’appelait les NTIC et nous avons fait du recrutement dans l’informatique, notre spécialité. Nous étions parmi les pionniers du recrutement sur Internet et étions capables de faire des recrutements en 48 heures là où d’autres attendaient encore une lettre manuscrite par la poste ! Il y avait une véritable pénurie de candidats et nous cherchions à capter, pour nos clients, le maximum de candidats avec un minimum de base technique. La réactivité primait dans ce contexte de croissance exponentielle dans les secteurs télécoms, internet et informatique.

En 2002-2003, nous avons bien sûr souffert de l’éclatement de la bulle Internet. L’immense majorité de notre clientèle était composée de start-up et comprenait également quelques grands comptes. C’est d’ailleurs l’un de ces grands comptes qui nous a permis de rebondir après la crise en nous confiant une cellule de reclassement pour 20 de leurs collaborateurs.

En 2005, alors que nous en étions à la fin d’un cycle de développement au sein du cabinet, mon épouse et moi-même avons décidé de quitter la région parisienne. Nous avons alors posé nos valises à Nîmes, avec, pour ma part, l’envie de rejoindre une structure de taille plus importante. J’ai intégré la filiale Placement d’un grand groupe d’intérim, avec pour mission de faire monter en compétences les collaborateurs sur l’activité Placement, très récemment développée au sein des sociétés d’intérim.

Après 3 ans, les équipes étaient matures sur le produit et le poste perdait un peu de son intérêt. J’ai alors repris des missions opérationnelles de consultant en recrutement, avant de quitter la structure en 2011 pour reprendre mon indépendance et créer mon entreprise, toujours en Provence. En 2013, la crise économique m’a poussé à cesser mon activité. C’est à ce moment que notre projet familial s’est dirigé vers l’Ouest de la France.

Notre projet de mobilité s’est précisé sur la région de Vannes. J’y ai intégré un cabinet qui me proposait de répartir mon activité entre deux pôles : le recrutement, et le conseil / accompagnement (bilan de compétences et reclassement collectif et individuel). J’ai donc été formé à la méthodologie du bilan ! Cette expérience a été humainement très riche, parfois difficile, mais mon cœur de métier restait le recrutement et c’est là où j’avais le plus de valeur ajoutée.

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Abaka ?

Je m’interrogeais sur la suite que je souhaitais donner à ma carrière : si je continuais sur la voie du recrutement, je voulais intégrer un professionnel du recrutement, un « pure player ». J’ai donc pris la décision, fin 2017, d’orienter mon choix vers un cabinet Syntec, avec des méthodes professionnelles et deux équipes distinctes au sein du recrutement : les consultants et les chargés de recherche. Ce dernier point est selon moi la garantie de pouvoir se concentrer sur les missions de conseil, laissant la partie recherche de candidats au chasseur de tête. Ce sont ces éléments qui m’ont attiré chez Abaka ; je suis ravi d’avoir rejoint cette équipe de professionnels !
Ma rencontre avec Marie-Laure Collet a par ailleurs été un réel déclic. Au cours des entretiens, nous avons assez peu parlé métier et nous avons davantage échangé sur les valeurs et la culture d’Abaka. Dans ma vie professionnelle, il m’importe que les valeurs affichées soient vécues comme une réalité dans l’entreprise. Marie-Laure m’a expliqué comment les valeurs ont été définies collectivement chez Abaka, ainsi que comment elles étaient animées et vécues au quotidien. Cette démarche a fini de me convaincre.

 

Portrait de Benoît Gaudicheau, consultant en #recrutement au sein d'Abaka 'J’ai pris la décision d’orienter mon choix de carrière vers un cabinet Syntec, avec des méthodes professionnelles et 2 équipes au sein du recrutement.'Click to Tweet

 

Quelle est ta vision du métier de consultant en recrutement ?

Il y a selon moi une triple satisfaction dans le métier de consultant en recrutement. Vous êtes tout d’abord celui qui aide le client à trouver une compétence, un collaborateur. Mais vous êtes aussi celui qui satisfait le candidat. En effet, le consultant fait tout pour bien comprendre ce que les candidats veulent et il tente de répondre à leurs envies, à leurs projets. Cela n’est possible que si le consultant est à l’écoute du client et du candidat, s’il les conseille, s’il les éclaire et s’il est en mesure de valoriser au mieux les atouts de chacun. J’ai d’ailleurs l’habitude de demander à mes clients ce qui fait que leur poste est plus intéressant que le même à la concurrence. La rémunération ne suffit pas, il faut connaître la plus-value que l’entreprise ou le poste apportera au collaborateur recruté pour se rapprocher au mieux des considérations des candidats. Quand nous arrivons à faire cela, il y a une vraie satisfaction pour le consultant lui-même, qui réalise une prestation de conseil auprès du client et du candidat, avec une notion d’utilité très forte. C’est là la véritable valeur ajoutée. Bien évidemment, pour avoir la bonne posture, il faut avoir envie de rendre service !

 

Comment vois-tu ton métier évoluer dans 10 ans ?

Le cas de Google est très éclairant pour tenter de comprendre comment le métier du recrutement évoluera. Il y a quelques temps, leurs recruteurs ont réalisé que les candidats qu’ils rencontraient pouvaient passer par un maximum de 12 entretiens. Bien sûr, ils ont compris que ce nombre était trop important et ont souhaité alléger le processus. Ils ont alors mis en place un algorithme pour analyser le parcours des candidats, ce qui a largement simplifié les démarches et réduit à trois entretiens le processus de recrutement. C’est finalement assez rassurant de voir que, même dans une entreprise comme Google, qui dispose des algorithmes parmi les plus pointus au monde, l’humain reste toujours décideur.

En revanche, j’exerce ce métier depuis maintenant 20 ans et je sais qu’il est essentiel de rester en veille sur l’évolution de nos pratiques. Nous devons suivre à la fois la digitalisation de notre propre métier (réseaux sociaux, plateformes, notations, e-réputation, etc.), mais également l’évolution des métiers. Ils vont beaucoup muter. Bien sûr, de nombreux métiers vont émerger, s’appuyant sur les dernières avancées technologiques : l’homme augmenté, la robotique, la data, etc. Mais tous ne vont pas être transformés sur le fond, beaucoup intégreront une nouvelle dimension et l’immense majorité prendront de nouvelles appellations. A titre d’exemple, le chef du personnel d’il y a 50 ans et aujourd’hui devenu un chief happiness officer et le responsable recrutement d’il y a quelques années est le talent acquisition manager d’aujourd’hui. Il faut constamment rester en veille pour être certain d’être au plus près des réalités du marché.

 

De quoi ne pourrais-tu pas te passer pour exercer ton métier ?

J’affectionne particulièrement le côté relationnel de notre métier. J’aime me construire un réseau et travailler sur la mise en relation des personnes adéquates. J’ai, d’ailleurs, une bonne mémoire des noms !

 

Portrait de Benoit Gaudicheau, consultant en #recrutement au sein d'Abaka 'J’affectionne le côté relationnel de notre métier. J’aime me construire un réseau et travailler sur la mise en relation des personnes adéquates.'Click to Tweet

 

Quel est ton réseau social préféré ?

J’étais un fervent supporter de Viadeo à ses débuts, j’utilise aujourd’hui beaucoup LinkedIn et j’ai un œil sur Twitter et sur Facebook. Mais je pense que le digital n’est qu’un moyen et qu’il faut surtout savoir réseauter et échanger dans le réel. C’est d’ailleurs à ce titre que j’ai créé mon propre réseau en arrivant à Vannes : Noé, un club « Wine and Business ».